[article]
| Titre : |
Protection des cultures, préservation de la biodiversité, respect de l'environnement |
| Type de document : |
Article |
| Auteurs : |
Jean-Philippe Deguine ; Pierre Ferron |
| Année de publication : |
2006 |
| Article en page(s) : |
p. 307-311 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
[Motbis 2025] biodiversité [Motbis 2025] environnement [Motbis 2025] production végétale [Motbis 2025] protection des végétaux [Motbis 2025] ressource naturelle
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| Note de contenu : |
I° Les limites de la protection agrochimiques des cultures
II° La protection des cultures à la croisée des chemins
III° Prévenir les risques par la gestion des habitats dans les agroécosystèmes
IV° Vers une approche agroécologique de la protection des cultures
Pour assurer une production alimentaire adaptée aux besoins des populations, en termes de quantité, de qualité, et de sûreté sanitaire dans le respect des principes d’un développement durable de la planète, la protection des cultures, aujourd’hui encore principalement agrochimique, doit connaître une véritable évolution, sous peine d’aggraver un bilan économique et écologique préoccupant. L’alternative proposée dès la fin des années 1960, avec le concept de protection intégrée, n’a connu un réel succès que dans les situations les plus critiques, comme en arboriculture fruitière et en cultures sous serre. La solution transgénique, adoptée depuis quelques années en grandes cultures, présente un risque accru de manifestation de phénomènes de résistance, mais a l’avantage de permettre une réduction sensible des traitements chimiques, sous réserve de la maîtrise d’éventuelles pullulations de bioagresseurs ayant eu jusque-là une importance secondaire. L’attention est aujourd’hui portée sur la dimension spatio-temporelle de la gestion des populations, aussi bien nuisibles qu’utiles, en particulier par l’aménagement et la gestion de leurs habitats que représentent les peuplements végétaux. De ce fait, la cohérence des démarches agroécologiques des agronomes et des phytiatres prend une importance déterminante, donnant une place prépondérante aux solutions préventives, tant à l’échelle de l’exploitation tout entière qu’à celui d’unités de paysage, surfaces non cultivées incluses. La priorité est ainsi accordée au fonctionnement équilibré et durable des agroécosystèmes. L’adoption de cette nouvelle stratégie par les praticiens implique cependant de leur part une réelle rupture avec les techniques traditionnelles, nécessitant une évolution marquée des mentalités. |
in Cahiers Agricultures * > Vol.15, n°3 [01/01/2006] . - p. 307-311
[article] Protection des cultures, préservation de la biodiversité, respect de l'environnement [Article] / Jean-Philippe Deguine ; Pierre Ferron . - 2006 . - p. 307-311. Langues : Français ( fre) in Cahiers Agricultures * > Vol.15, n°3 [01/01/2006] . - p. 307-311
| Catégories : |
[Motbis 2025] biodiversité [Motbis 2025] environnement [Motbis 2025] production végétale [Motbis 2025] protection des végétaux [Motbis 2025] ressource naturelle
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| Note de contenu : |
I° Les limites de la protection agrochimiques des cultures
II° La protection des cultures à la croisée des chemins
III° Prévenir les risques par la gestion des habitats dans les agroécosystèmes
IV° Vers une approche agroécologique de la protection des cultures
Pour assurer une production alimentaire adaptée aux besoins des populations, en termes de quantité, de qualité, et de sûreté sanitaire dans le respect des principes d’un développement durable de la planète, la protection des cultures, aujourd’hui encore principalement agrochimique, doit connaître une véritable évolution, sous peine d’aggraver un bilan économique et écologique préoccupant. L’alternative proposée dès la fin des années 1960, avec le concept de protection intégrée, n’a connu un réel succès que dans les situations les plus critiques, comme en arboriculture fruitière et en cultures sous serre. La solution transgénique, adoptée depuis quelques années en grandes cultures, présente un risque accru de manifestation de phénomènes de résistance, mais a l’avantage de permettre une réduction sensible des traitements chimiques, sous réserve de la maîtrise d’éventuelles pullulations de bioagresseurs ayant eu jusque-là une importance secondaire. L’attention est aujourd’hui portée sur la dimension spatio-temporelle de la gestion des populations, aussi bien nuisibles qu’utiles, en particulier par l’aménagement et la gestion de leurs habitats que représentent les peuplements végétaux. De ce fait, la cohérence des démarches agroécologiques des agronomes et des phytiatres prend une importance déterminante, donnant une place prépondérante aux solutions préventives, tant à l’échelle de l’exploitation tout entière qu’à celui d’unités de paysage, surfaces non cultivées incluses. La priorité est ainsi accordée au fonctionnement équilibré et durable des agroécosystèmes. L’adoption de cette nouvelle stratégie par les praticiens implique cependant de leur part une réelle rupture avec les techniques traditionnelles, nécessitant une évolution marquée des mentalités. |
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