| Titre : |
Les facteurs climatiques régissant les processus phénologiques de dormance et débourrement chez le HETRE |
| Type de document : |
Memoire (MFE) |
| Auteurs : |
François Madon, Auteur ; Hendrik Davi, Directeur de thèse |
| Editeur : |
Lyon : Isara Lyon |
| Année de publication : |
2014 |
| Importance : |
1 vol. (66 p.) |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
[Motbis 2025] arbre feuillu [Motbis 2025] biologie végétale [Motbis 2025] forêt tempérée
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| Note de contenu : |
Sur plusieurs parcelles d’observations situées le long de gradient altitudinaux de différents sites d’études (Mont Ventoux, latitude 44°11’N ; vallée des Gaves, latitude 43°0’N ; Clermont- Ferrand, latitude 45°46’N), nous avons cherché à (1) d’une part éclaircir les rôles respectifs des températures froides hivernales, des températures chaudes printanières, et de la photopériode ; (2) et d’autre part expliquer les anomalies de variations spatiotemporelles du débourrement chez le Hêtre. Un suivi du débourrement in situ (105 individus depuis 2008), nous a permis de déceler les dates du débourrement sortant de la relation avec les températures printanières. Par ailleurs des prélèvements de rameaux (nombre d’individus variable selon les années) placés ensuite en conditions de forçage en chambre climatique, nous ont permis de déterminer des dates de levées de dormance selon différentes méthodes de déterminations. Une dernière étape de modélisation nous a enfin permis de tester plusieurs modèles. Les résultats nous ont permis de confirmer certaines conclusions concernant la sensibilité thermique du Hêtre, mais surtout de mettre en évidence une relation linéaire entre variations thermiques et variations journalières altitudinales du débourrement des différents sites s’inversant lorsque l’on franchit un seuil situé à - 0,28 °C pour 100 m d’augmentation altitudinale. Les modélisations effectuées nous ont permis de dire que la meilleure méthode de détermination de la levée de dormance était celle d’un seuil de délai moyen de débourrement, malgré de nombreuses difficultés rencontrées lors de cette étape qui soulève la question de l’existence d’un processus dynamique plutôt que d’une date figée de levée de dormance. Les anomalies de débourrement peuvent ainsi être expliquées par un double effet des photopériodes : (1) des longues photopériodes qui stimulent le débourrement lorsque l’exposition aux températures froides est insuffisante durant l’hiver pour correctement lever la dormance ; (2) un seuil de courte photopériode qui empêche le débourrement lorsque la levée de dormance s’effectue normalement mais que les températures printanières sont anormalement élevées ; (3) ou bien l’existence d’un cline génétique en contre-gradient. Enfin les meilleurs modèles issus des simulations ont montré qu’il faudrait mettre au point un modèle dynamique prenant en compte l’effet photopériodique pour améliorer les prédictions de levée de dormance. |
| Organisme demandeur : |
INRA Science & Impact INRA Avignon |
Les facteurs climatiques régissant les processus phénologiques de dormance et débourrement chez le HETRE [Memoire (MFE)] / François Madon, Auteur ; Hendrik Davi, Directeur de thèse . - Lyon : Isara Lyon, 2014 . - 1 vol. (66 p.). Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
[Motbis 2025] arbre feuillu [Motbis 2025] biologie végétale [Motbis 2025] forêt tempérée
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| Note de contenu : |
Sur plusieurs parcelles d’observations situées le long de gradient altitudinaux de différents sites d’études (Mont Ventoux, latitude 44°11’N ; vallée des Gaves, latitude 43°0’N ; Clermont- Ferrand, latitude 45°46’N), nous avons cherché à (1) d’une part éclaircir les rôles respectifs des températures froides hivernales, des températures chaudes printanières, et de la photopériode ; (2) et d’autre part expliquer les anomalies de variations spatiotemporelles du débourrement chez le Hêtre. Un suivi du débourrement in situ (105 individus depuis 2008), nous a permis de déceler les dates du débourrement sortant de la relation avec les températures printanières. Par ailleurs des prélèvements de rameaux (nombre d’individus variable selon les années) placés ensuite en conditions de forçage en chambre climatique, nous ont permis de déterminer des dates de levées de dormance selon différentes méthodes de déterminations. Une dernière étape de modélisation nous a enfin permis de tester plusieurs modèles. Les résultats nous ont permis de confirmer certaines conclusions concernant la sensibilité thermique du Hêtre, mais surtout de mettre en évidence une relation linéaire entre variations thermiques et variations journalières altitudinales du débourrement des différents sites s’inversant lorsque l’on franchit un seuil situé à - 0,28 °C pour 100 m d’augmentation altitudinale. Les modélisations effectuées nous ont permis de dire que la meilleure méthode de détermination de la levée de dormance était celle d’un seuil de délai moyen de débourrement, malgré de nombreuses difficultés rencontrées lors de cette étape qui soulève la question de l’existence d’un processus dynamique plutôt que d’une date figée de levée de dormance. Les anomalies de débourrement peuvent ainsi être expliquées par un double effet des photopériodes : (1) des longues photopériodes qui stimulent le débourrement lorsque l’exposition aux températures froides est insuffisante durant l’hiver pour correctement lever la dormance ; (2) un seuil de courte photopériode qui empêche le débourrement lorsque la levée de dormance s’effectue normalement mais que les températures printanières sont anormalement élevées ; (3) ou bien l’existence d’un cline génétique en contre-gradient. Enfin les meilleurs modèles issus des simulations ont montré qu’il faudrait mettre au point un modèle dynamique prenant en compte l’effet photopériodique pour améliorer les prédictions de levée de dormance. |
| Organisme demandeur : |
INRA Science & Impact INRA Avignon |
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