[article]
| Titre : |
Hors-série "Boissons" |
| Type de document : |
Article |
| Année de publication : |
2020 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Note de contenu : |
Question : le monde de l’après Covid-19 sera-t-il très différent de celui d’avant ? À en juger par l’abondance d’avis ou de tribunes parus ces dernières semaines sur ce thème, il semble que nombreux sont ceux qui l’espèrent. Souvent, selon eux, cette crise sanitaire ne devrait rien au hasard ou à la fatalité mais serait simplement, pour le dire vite, la conséquence logique et somme toute naturelle de comportements économiques et de modes de vie déréglés et peu respectueux des lois de l’environnement.
À l’appui de cette thèse, citons le rapport d’avril du Haut Conseil pour le climat (« Climat, santé : mieux prévenir, mieux guérir »), qui souligne notamment les liens entre pandémies et crise environnementale : « Les maladies infectieuses émergentes chez les espèces sauvages, les animaux domestiques, les plantes ou les populations humaines peuvent être amplifiées par des activités humaines telles que le défrichement et la fragmentation des habitats », affirme le rapport, en intégrant dans son propos pollution atmosphérique et réchauffement climatique. Santé et environnement, même combat en quelque sorte…
Quelle place pour les boissons dans ce décor ? D’abord et avant tout celle de produits qui sont directement associés aux valeurs de vie, de plaisir, de convivialité, et même le plus souvent à la volonté de prendre soin de son corps et de sa santé. Des fondements objectifs et symboliques forts qui devraient permettre aux boissons de se positionner, au moins en termes de communication, en cohérence avec l’aspiration à un nouveau modèle économique plus respectueux de la nature et de notre santé.
Un positionnement sur lequel travaillent de nombreuses marques depuis plusieurs années. Sous l’angle de l’amélioration des recettes, avec l’abandon de substances chimiques, mais aussi sous l’angle de l’emballage. Parmi les initiatives les plus récentes, vous découvrirez dans ce hors-série comment Evian (Danone) a fait reconnaître sa neutralité carbone. Volvic (encore Danone) et Wattwiller, eau premium de Spadel France, ont également réussi ce challenge d’être certifiées « neutres en carbone ». Une certification qui se rejoue chaque année. Mais aussi pourquoi Vittel (Nestlé Waters) – sur sa référence 75 cl – et Lipton Ice Tea (PepsiCo France) ont basculé leurs bouteilles vers du 100 % PET recyclé (rPET). Un effort louable, car le prix du rPET est bien supérieur à celui du PET vierge… Pour autant, ces signatures n’ont pas augmenté leur prix de vente, afin de rester dans la norme du marché. Cela signifie que, oui, les consommateurs sont sensibles au développement durable, aux bouteilles plus vertes, mais qu’ils ne sont pas forcément prêts à payer plus pour un emballage vertueux. Le monde d’après se prépare à cause de crises mondiales… suivies de petits pas.
LES CHIFFRES
- Vins : tendances en accéléré
- Boissons alcoolisées et non alcoolisées : mauvais confinement
ENQUÊTE
Ces innovations qu'il ne faut pas rater
BOISSONS ALCOOLISEES
- Nicolas Emereau aime faire découvrir la magie des vins de Loire
- Sur la route des rhums
- Charles & César, une nouvelle signature à Bordeaux
- Les whiskys doivent surmonter 2019
- Les bières sans alcool attirent petits et grands brasseurs
BOISSONS SANS ALCOOL
- Jean-Hervé Chassaigne, le président d'un groupe durable
- NoFilter, la start-up qui sauve les fruits et légumes moches
- Comment Orangina Suntory France entend secouer le rayon des softs
- Les boissons au thé s'orientent vers le bio et le PET recyclé
- Fin des artifices dans les sirops
LA CONSO S'ENGAGE
Evian est certifiée "neutre en carbone" |
in LSA. Libre service actualités > HS Juin 2020 [01/06/2020]
[article] Hors-série "Boissons" [Article] . - 2020. Langues : Français ( fre) in LSA. Libre service actualités > HS Juin 2020 [01/06/2020]
| Note de contenu : |
Question : le monde de l’après Covid-19 sera-t-il très différent de celui d’avant ? À en juger par l’abondance d’avis ou de tribunes parus ces dernières semaines sur ce thème, il semble que nombreux sont ceux qui l’espèrent. Souvent, selon eux, cette crise sanitaire ne devrait rien au hasard ou à la fatalité mais serait simplement, pour le dire vite, la conséquence logique et somme toute naturelle de comportements économiques et de modes de vie déréglés et peu respectueux des lois de l’environnement.
À l’appui de cette thèse, citons le rapport d’avril du Haut Conseil pour le climat (« Climat, santé : mieux prévenir, mieux guérir »), qui souligne notamment les liens entre pandémies et crise environnementale : « Les maladies infectieuses émergentes chez les espèces sauvages, les animaux domestiques, les plantes ou les populations humaines peuvent être amplifiées par des activités humaines telles que le défrichement et la fragmentation des habitats », affirme le rapport, en intégrant dans son propos pollution atmosphérique et réchauffement climatique. Santé et environnement, même combat en quelque sorte…
Quelle place pour les boissons dans ce décor ? D’abord et avant tout celle de produits qui sont directement associés aux valeurs de vie, de plaisir, de convivialité, et même le plus souvent à la volonté de prendre soin de son corps et de sa santé. Des fondements objectifs et symboliques forts qui devraient permettre aux boissons de se positionner, au moins en termes de communication, en cohérence avec l’aspiration à un nouveau modèle économique plus respectueux de la nature et de notre santé.
Un positionnement sur lequel travaillent de nombreuses marques depuis plusieurs années. Sous l’angle de l’amélioration des recettes, avec l’abandon de substances chimiques, mais aussi sous l’angle de l’emballage. Parmi les initiatives les plus récentes, vous découvrirez dans ce hors-série comment Evian (Danone) a fait reconnaître sa neutralité carbone. Volvic (encore Danone) et Wattwiller, eau premium de Spadel France, ont également réussi ce challenge d’être certifiées « neutres en carbone ». Une certification qui se rejoue chaque année. Mais aussi pourquoi Vittel (Nestlé Waters) – sur sa référence 75 cl – et Lipton Ice Tea (PepsiCo France) ont basculé leurs bouteilles vers du 100 % PET recyclé (rPET). Un effort louable, car le prix du rPET est bien supérieur à celui du PET vierge… Pour autant, ces signatures n’ont pas augmenté leur prix de vente, afin de rester dans la norme du marché. Cela signifie que, oui, les consommateurs sont sensibles au développement durable, aux bouteilles plus vertes, mais qu’ils ne sont pas forcément prêts à payer plus pour un emballage vertueux. Le monde d’après se prépare à cause de crises mondiales… suivies de petits pas.
LES CHIFFRES
- Vins : tendances en accéléré
- Boissons alcoolisées et non alcoolisées : mauvais confinement
ENQUÊTE
Ces innovations qu'il ne faut pas rater
BOISSONS ALCOOLISEES
- Nicolas Emereau aime faire découvrir la magie des vins de Loire
- Sur la route des rhums
- Charles & César, une nouvelle signature à Bordeaux
- Les whiskys doivent surmonter 2019
- Les bières sans alcool attirent petits et grands brasseurs
BOISSONS SANS ALCOOL
- Jean-Hervé Chassaigne, le président d'un groupe durable
- NoFilter, la start-up qui sauve les fruits et légumes moches
- Comment Orangina Suntory France entend secouer le rayon des softs
- Les boissons au thé s'orientent vers le bio et le PET recyclé
- Fin des artifices dans les sirops
LA CONSO S'ENGAGE
Evian est certifiée "neutre en carbone" |
|  |