[article]
| Titre : |
Viande bovine : la COVID-19 a percuté un marché mondial en plein essor |
| Type de document : |
Article |
| Année de publication : |
2020 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Note de contenu : |
L’autre épisode sanitaire qui a fait la Une des médias n’a, fort heureusement, pas d’impact sur la santé humaine : la Fièvre Porcine Africaine a amputé le cheptel porcin chinois, puis de tous les pays de l’Asie du Sud-Est, limitant les disponibilités de cette viande favorite dans cette région du Monde. Elle a donc accru la demande à l’importation de porc, mais aussi de toutes les autres viandes. Si la viande bovine y est encore marginale dans les rations alimentaires, elle prend de plus en plus de place, tout particulièrement dans la restauration hors foyer. Seule l’Inde a diminué ses exportations, pénalisées par les exigences sanitaires et de traçabilité des Autorités chinoises, mais aussi par l’ultra-hindouisme du Gouvernement Modi. L’UE paraît chaque année plus marginale dans ce grand jeu des échanges mondiaux de la viande bovine même si ses exportations ont progressé l’an passé. Son marché naturel, autour de la Méditerranée, a été pénalisé par la crise économique et les tensions géopolitiques (Turquie, Liban, Libye).
L’offre à l’export a augmenté en Amérique Latine et en Australie aussi en lien avec d’autres facteurs en 2019. La crise économique profonde en Argentine et au Brésil a diminué la demande intérieure ; une très grave sécheresse a obligé à une forte décapitalisation en Australie.
La pandémie et le confinement qui a concerné les 2/3 de la population mondiale en mars-avril 2020 ont d’abord pénalisé la restauration, canal privilégié de la distribution des viandes importées dans beaucoup de pays. En outre, cette pandémie a favorisé la renationalisation de l’approvisionnement pour répondre à des achats accrus des ménages. Les impacts annuels et à moyen terme sur le commerce mondial sont encore difficiles à mesurer, mais entre difficultés logistiques, fermeture prolongée des restaurants et surtout une crise économique qui s’approfondit de semaine en semaine, tout tend vers une diminution des flux…
Nous invitons les lecteurs de ce Dossier à se référer aux webinaires sur les marchés mondiaux, disponibles exceptionnellement gratuitement sur le site idele.fr, et présentés entre le 27 mai et le 1er juillet : 5 séances ont été consacrées aux marchés des viandes bovines, par continent.
SOMMAIRE
01 Données repères
Évolution de la production et des échanges, comparaison des prix mondiaux et des coûts de production
06 Europe
Production, importations et consommation en baisse
UE 28 : baisse de production mais hausse des exports
Russie : la production progresse mais la consommation recule
10 Méditerranée
Hausse de la demande bridée par les fragilités économiques
Algérie : un marché dynamique en 2019
Égypte : une embellie durable ?
Turquie : une crise économique qui s'approfondit
Liban et Lybie
Israël : l'import vif en sursis ?
16 Amérique du Sud
Toujours plus d'export !
Paraguay : poursuite du repli de la production
Brésil : la Chine vampirise les exportations de viande bovine
Uruguay : cheptel et production en retrait
Argentine : explosion des exportations vers la Chine
20 Amérique du Nord
La production en hausse alimente des exportations dynamiques
États-Unis : les envois de viande bovine restent à un haut niveau
Canada : les envois de viande bovine en forte progression
Mexique : une année record pour la production et les exportations
24 Asie du Sud et de l'Est
L'Asie tire les exportations mondiales
Vietnam : une production en hausse
Chine : nouveau record d'importations
Japon : recul de la production nationale
Corée du Sud : rebond de la production nationale
Inde : entre nationalisme Hindou et impératifs économiques
Indonésie : encore loin de l'autosuffisance
30 Océanie
Des envois dynamiques, tirés part la demande chinoise
Nouvelle-Zélande : nouveau record d'envois vers la Chine
Australie : décapitalisation et record d'exportations |
in Dossier économie de l'élevage (Le) > 510 [01/06/2020]
[article] Viande bovine : la COVID-19 a percuté un marché mondial en plein essor [Article] . - 2020. Langues : Français ( fre) in Dossier économie de l'élevage (Le) > 510 [01/06/2020]
| Note de contenu : |
L’autre épisode sanitaire qui a fait la Une des médias n’a, fort heureusement, pas d’impact sur la santé humaine : la Fièvre Porcine Africaine a amputé le cheptel porcin chinois, puis de tous les pays de l’Asie du Sud-Est, limitant les disponibilités de cette viande favorite dans cette région du Monde. Elle a donc accru la demande à l’importation de porc, mais aussi de toutes les autres viandes. Si la viande bovine y est encore marginale dans les rations alimentaires, elle prend de plus en plus de place, tout particulièrement dans la restauration hors foyer. Seule l’Inde a diminué ses exportations, pénalisées par les exigences sanitaires et de traçabilité des Autorités chinoises, mais aussi par l’ultra-hindouisme du Gouvernement Modi. L’UE paraît chaque année plus marginale dans ce grand jeu des échanges mondiaux de la viande bovine même si ses exportations ont progressé l’an passé. Son marché naturel, autour de la Méditerranée, a été pénalisé par la crise économique et les tensions géopolitiques (Turquie, Liban, Libye).
L’offre à l’export a augmenté en Amérique Latine et en Australie aussi en lien avec d’autres facteurs en 2019. La crise économique profonde en Argentine et au Brésil a diminué la demande intérieure ; une très grave sécheresse a obligé à une forte décapitalisation en Australie.
La pandémie et le confinement qui a concerné les 2/3 de la population mondiale en mars-avril 2020 ont d’abord pénalisé la restauration, canal privilégié de la distribution des viandes importées dans beaucoup de pays. En outre, cette pandémie a favorisé la renationalisation de l’approvisionnement pour répondre à des achats accrus des ménages. Les impacts annuels et à moyen terme sur le commerce mondial sont encore difficiles à mesurer, mais entre difficultés logistiques, fermeture prolongée des restaurants et surtout une crise économique qui s’approfondit de semaine en semaine, tout tend vers une diminution des flux…
Nous invitons les lecteurs de ce Dossier à se référer aux webinaires sur les marchés mondiaux, disponibles exceptionnellement gratuitement sur le site idele.fr, et présentés entre le 27 mai et le 1er juillet : 5 séances ont été consacrées aux marchés des viandes bovines, par continent.
SOMMAIRE
01 Données repères
Évolution de la production et des échanges, comparaison des prix mondiaux et des coûts de production
06 Europe
Production, importations et consommation en baisse
UE 28 : baisse de production mais hausse des exports
Russie : la production progresse mais la consommation recule
10 Méditerranée
Hausse de la demande bridée par les fragilités économiques
Algérie : un marché dynamique en 2019
Égypte : une embellie durable ?
Turquie : une crise économique qui s'approfondit
Liban et Lybie
Israël : l'import vif en sursis ?
16 Amérique du Sud
Toujours plus d'export !
Paraguay : poursuite du repli de la production
Brésil : la Chine vampirise les exportations de viande bovine
Uruguay : cheptel et production en retrait
Argentine : explosion des exportations vers la Chine
20 Amérique du Nord
La production en hausse alimente des exportations dynamiques
États-Unis : les envois de viande bovine restent à un haut niveau
Canada : les envois de viande bovine en forte progression
Mexique : une année record pour la production et les exportations
24 Asie du Sud et de l'Est
L'Asie tire les exportations mondiales
Vietnam : une production en hausse
Chine : nouveau record d'importations
Japon : recul de la production nationale
Corée du Sud : rebond de la production nationale
Inde : entre nationalisme Hindou et impératifs économiques
Indonésie : encore loin de l'autosuffisance
30 Océanie
Des envois dynamiques, tirés part la demande chinoise
Nouvelle-Zélande : nouveau record d'envois vers la Chine
Australie : décapitalisation et record d'exportations |
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