[article]
| Titre : |
Des marchés mondiaux des produits laitiers robustes avant la pandémie et ses turbulences |
| Type de document : |
Article |
| Année de publication : |
2020 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Note de contenu : |
Au 1er semestre 2020, la Covid-19 a fortement bousculé les filières laitières et les marchés internationaux des produits laitiers. Le confinement de près de la moitié de la population mondiale a provoqué un gigantesque chamboulement des chaînes d’approvisionnement des produits alimentaires et des cours des commodités laitières. Après avoir chuté ceux-ci se sont ensuite rapidement redressés. Car si les stocks de fromages ont fortement gonflé, surtout aux États-Unis, ceux de beurre et de poudre maigre sont demeurés limités dans l’Union européenne.
Ce rétablissement rapide des cours résulte du bon équilibre général des marchés mondiaux qui prévalait avant la pandémie. En 2019, ils ont bénéficié d’une demande internationale globalement supérieure aux disponibilités. La production laitière avait alors progressé modérément, essentiellement en Asie. En revanche, les principaux bassins excédentaires n’avaient enregistré qu’une croissance modeste de leur production, notamment en Océanie soumise à de nouveaux évènements climatiques majeurs. Aux États-Unis, la production a été relancée grâce à la remontée du prix du lait.
Les échanges internationaux de produits laitiers ont cependant progressé en 2019 grâce à la remise sur le marché d’importants de stocks, de poudre maigre accumulée dans l’UE-28 lors de la crise de 2016, et de poudres grasses en Nouvelle-Zélande.
L’Asie de l’Est et du Sud-Est est demeurée la destination prioritaire des flux supplémentaires de produits laitiers échangés sur le marché mondial. La Chine est toujours le débouché le plus dynamique avec une croissance forte des importations portées à 12,4 milliards d’euros en incluant Hong Kong, soit plus du quart des échanges internationaux (hors commerce intra-communautaire).
Même si la pandémie a perturbé les importations chinoises au 1er semestre 2020, elles pourraient redevenir dynamiques au 2nd semestre. En revanche, la demande des autres grands pays importateurs (Russie, Algérie, Nigeria…) très liée à la rente pétrolière, paraît plus incertaine. On ne peut exclure un net ralentissement de la demande internationale en produits laitiers sous l’effet de la récession économique mondiale...
SOMMAIRE
02 Marchés mondiaux
Croissance contenue faute de disponibilités
10 Océanie
Des positions maintenues sur la scène internationale, malgré une ressource laitière contenue
14 Asie
Point focal du commerce mondial
20 Amérique du Nord
Entre accord commerciaux et Covid-19
24 Mercosur
La crise économique et les accidents climatiques pénalisent la consommation et les échanges
28 Europe
L'UE-28 redevient offensive malgré une croissance de production modérée
32 Méditerranée et Afrique
Un marché d'ingrédients secs aux fortunes diverses |
in Dossier économie de l'élevage (Le) > 511 [01/07/2020]
[article] Des marchés mondiaux des produits laitiers robustes avant la pandémie et ses turbulences [Article] . - 2020. Langues : Français ( fre) in Dossier économie de l'élevage (Le) > 511 [01/07/2020]
| Note de contenu : |
Au 1er semestre 2020, la Covid-19 a fortement bousculé les filières laitières et les marchés internationaux des produits laitiers. Le confinement de près de la moitié de la population mondiale a provoqué un gigantesque chamboulement des chaînes d’approvisionnement des produits alimentaires et des cours des commodités laitières. Après avoir chuté ceux-ci se sont ensuite rapidement redressés. Car si les stocks de fromages ont fortement gonflé, surtout aux États-Unis, ceux de beurre et de poudre maigre sont demeurés limités dans l’Union européenne.
Ce rétablissement rapide des cours résulte du bon équilibre général des marchés mondiaux qui prévalait avant la pandémie. En 2019, ils ont bénéficié d’une demande internationale globalement supérieure aux disponibilités. La production laitière avait alors progressé modérément, essentiellement en Asie. En revanche, les principaux bassins excédentaires n’avaient enregistré qu’une croissance modeste de leur production, notamment en Océanie soumise à de nouveaux évènements climatiques majeurs. Aux États-Unis, la production a été relancée grâce à la remontée du prix du lait.
Les échanges internationaux de produits laitiers ont cependant progressé en 2019 grâce à la remise sur le marché d’importants de stocks, de poudre maigre accumulée dans l’UE-28 lors de la crise de 2016, et de poudres grasses en Nouvelle-Zélande.
L’Asie de l’Est et du Sud-Est est demeurée la destination prioritaire des flux supplémentaires de produits laitiers échangés sur le marché mondial. La Chine est toujours le débouché le plus dynamique avec une croissance forte des importations portées à 12,4 milliards d’euros en incluant Hong Kong, soit plus du quart des échanges internationaux (hors commerce intra-communautaire).
Même si la pandémie a perturbé les importations chinoises au 1er semestre 2020, elles pourraient redevenir dynamiques au 2nd semestre. En revanche, la demande des autres grands pays importateurs (Russie, Algérie, Nigeria…) très liée à la rente pétrolière, paraît plus incertaine. On ne peut exclure un net ralentissement de la demande internationale en produits laitiers sous l’effet de la récession économique mondiale...
SOMMAIRE
02 Marchés mondiaux
Croissance contenue faute de disponibilités
10 Océanie
Des positions maintenues sur la scène internationale, malgré une ressource laitière contenue
14 Asie
Point focal du commerce mondial
20 Amérique du Nord
Entre accord commerciaux et Covid-19
24 Mercosur
La crise économique et les accidents climatiques pénalisent la consommation et les échanges
28 Europe
L'UE-28 redevient offensive malgré une croissance de production modérée
32 Méditerranée et Afrique
Un marché d'ingrédients secs aux fortunes diverses |
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