[article]
| Titre : |
Dossier : La grande histoire du féminisme |
| Type de document : |
Article |
| Année de publication : |
2021 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Note de contenu : |
Depuis ses origines, le mouvement féministe a déployé une énergie phénoménale pour défendre les droits des femmes. Les militantes ont dû faire preuve de courage, de ténacité et de créativité. La recette de leur succès tient en grande partie à la diversité des rhétoriques et aux mobilisations originales qu’elles ont déployées.
Le féminisme se veut pluriel dès son commencement. Il s’inscrit dans les courants de pensée de son temps : libéral, socialiste et révolutionnaire ; différentialiste, marxiste ou matérialiste à l’heure des théories de la domination sociale ; lesbien, égalitariste, du care, écologique, transhumaniste, queer de nos jours, avec le triomphe des quêtes identitaires. Bien sûr, certains courants ont tenté de prendre le dessus. Les passes d’armes étaient parfois vives voire violentes, mais l’union l’emportait pour défendre les droits des femmes.
Cette diversité a fait la force du mouvement et sa richesse. Grâce à ses multiples déclinaisons (religieux ou laïque ; ouvrier, populaire ou bourgeois…), le féminisme a fini par parler à toutes les femmes. Il s’est construit comme une revendication internationale. Dès le 19e siècle, les sphères militantes s’élargissent au-delà des pays occidentaux qui les ont vues naître. Ainsi sont apparus le courant anticolonial ou les congrès internationaux de femmes ; puis le black feminism et des courants intersectionnels, à la croisée de différentes caractéristiques (genre, « races », classes sociales, sexualités). L’Onu et l’Union européenne ont aussi relayé la cause.
Le féminisme trouve toujours un moyen de s’exprimer, même dans des périodes plus compliquées comme lors des guerres mondiales. C’est ce qui en fait une idée forte, une idée indispensable, mais pas indépassable, car il est aussi devenu la porte d’entrée pour penser d’autres émancipations : la reconnaissance des identités LGBTQI+ ou encore l’empowerment des femmes minoritaires et marginalisées (autochtones, musulmanes, dalits…).
Porte ouverte à d’autres manières de percevoir la vie collective et la place de chacun, le féminisme n’a pas fini d’écrire son histoire et ainsi, d’apporter un autre regard sur notre commune humanité.
SOMMAIRE
- Le féminisme, des suffragettes à l'ère #MeToo / Martine Fournier
- Théories et courants / Martine Fournier
Du 19e siècle à la Seconde Guerre mondiale
- La naissance d'une cause collective / Sophie Delvallez, Isabelle Matamaros et Michèle Riot-Sarcey
- La longue marche pour le droit de vote / Françoise Thébaud
- Quand la guerre divise les féministes / Françoise Thébaud
- Conseil national des femmes françaises, le temps de la réforme / Anne Cova
- Galerie de portraits / Chloé Rébillard
Des années 1950 aux années 1980
- Mai 68, une occasion manquée ? / Bibia Pavard
- MLF, la révolution festive / Justine Zeller
- Le droit à l'avortement comme cheval de bataille / Justine Zeller
- Portraits de féministes / Chloé Rébillard et Maud Navarre
- Le tournant des années 1980 / Maud Navarre
Des années 1990 à nos jours
- Les féminismes à l'heure de la mondialisation / Florence Rochefort
- Tour du monde des mobilisations / Justine Canonne
- Le temps de la parité / Maud Navarre
- Ouvrir les religions aux femmes / Florence Rochefort
- L'éthique du care, de la théorie à la politique / Fabienne Brugère
- L'éveil de la cause lesbienne / Marion Rousset
- Transféminisme, s'affranchir du genre / Marion Rousset
- Haro sur les violences sexuelles ! / Pauline Delage |
in Sciences Humaines Les grands dossiers > 63 [01/06/2021]
[article] Dossier : La grande histoire du féminisme [Article] . - 2021. Langues : Français ( fre) in Sciences Humaines Les grands dossiers > 63 [01/06/2021]
| Note de contenu : |
Depuis ses origines, le mouvement féministe a déployé une énergie phénoménale pour défendre les droits des femmes. Les militantes ont dû faire preuve de courage, de ténacité et de créativité. La recette de leur succès tient en grande partie à la diversité des rhétoriques et aux mobilisations originales qu’elles ont déployées.
Le féminisme se veut pluriel dès son commencement. Il s’inscrit dans les courants de pensée de son temps : libéral, socialiste et révolutionnaire ; différentialiste, marxiste ou matérialiste à l’heure des théories de la domination sociale ; lesbien, égalitariste, du care, écologique, transhumaniste, queer de nos jours, avec le triomphe des quêtes identitaires. Bien sûr, certains courants ont tenté de prendre le dessus. Les passes d’armes étaient parfois vives voire violentes, mais l’union l’emportait pour défendre les droits des femmes.
Cette diversité a fait la force du mouvement et sa richesse. Grâce à ses multiples déclinaisons (religieux ou laïque ; ouvrier, populaire ou bourgeois…), le féminisme a fini par parler à toutes les femmes. Il s’est construit comme une revendication internationale. Dès le 19e siècle, les sphères militantes s’élargissent au-delà des pays occidentaux qui les ont vues naître. Ainsi sont apparus le courant anticolonial ou les congrès internationaux de femmes ; puis le black feminism et des courants intersectionnels, à la croisée de différentes caractéristiques (genre, « races », classes sociales, sexualités). L’Onu et l’Union européenne ont aussi relayé la cause.
Le féminisme trouve toujours un moyen de s’exprimer, même dans des périodes plus compliquées comme lors des guerres mondiales. C’est ce qui en fait une idée forte, une idée indispensable, mais pas indépassable, car il est aussi devenu la porte d’entrée pour penser d’autres émancipations : la reconnaissance des identités LGBTQI+ ou encore l’empowerment des femmes minoritaires et marginalisées (autochtones, musulmanes, dalits…).
Porte ouverte à d’autres manières de percevoir la vie collective et la place de chacun, le féminisme n’a pas fini d’écrire son histoire et ainsi, d’apporter un autre regard sur notre commune humanité.
SOMMAIRE
- Le féminisme, des suffragettes à l'ère #MeToo / Martine Fournier
- Théories et courants / Martine Fournier
Du 19e siècle à la Seconde Guerre mondiale
- La naissance d'une cause collective / Sophie Delvallez, Isabelle Matamaros et Michèle Riot-Sarcey
- La longue marche pour le droit de vote / Françoise Thébaud
- Quand la guerre divise les féministes / Françoise Thébaud
- Conseil national des femmes françaises, le temps de la réforme / Anne Cova
- Galerie de portraits / Chloé Rébillard
Des années 1950 aux années 1980
- Mai 68, une occasion manquée ? / Bibia Pavard
- MLF, la révolution festive / Justine Zeller
- Le droit à l'avortement comme cheval de bataille / Justine Zeller
- Portraits de féministes / Chloé Rébillard et Maud Navarre
- Le tournant des années 1980 / Maud Navarre
Des années 1990 à nos jours
- Les féminismes à l'heure de la mondialisation / Florence Rochefort
- Tour du monde des mobilisations / Justine Canonne
- Le temps de la parité / Maud Navarre
- Ouvrir les religions aux femmes / Florence Rochefort
- L'éthique du care, de la théorie à la politique / Fabienne Brugère
- L'éveil de la cause lesbienne / Marion Rousset
- Transféminisme, s'affranchir du genre / Marion Rousset
- Haro sur les violences sexuelles ! / Pauline Delage |
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