[article]
| Titre : |
Permanence et ruptures sur les marchés mondiaux de la viande bovine en 2021 |
| Type de document : |
Article |
| Année de publication : |
2021 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Note de contenu : |
Pour la 2ème saison de la pandémie, les principaux déterminants des marchés mondiaux de la viande bovine restent assez similaires à ceux de 2020, malgré les vagues désormais asynchrones d’un continent à l’autre et les différents stop & go des confinements successifs. Le moteur principal de la demande reste l’Empire du Milieu, et les fournisseurs des marchés mondiaux d’abord issus du Mercosur.
La permanence, c’est d’abord celle de la pandémie, dont le Monde ne se dépêtre qu’avec de grandes difficultés. Les stratégies vaccinales généralisées paraissent à l’heure actuelle la meilleure option, alors que les pays qui avaient opté pour l’éradication du COVID, notamment en Océanie et en Asie, en sont revenus à des confinements plus ou moins stricts en cet hiver austral.
La permanence, c’est aussi la disparité des impacts économiques : la plupart des économies riches de l’Hémisphère Nord et la Chine semblent rebondir alors que d’autres s’enfoncent dans la crise. Le contraste est saisissant entre les demandes dynamiques au Nord de l’Europe et de l’Amérique, et la chute de celles du Brésil, d’Argentine, d’Afrique du Sud et de l’ensemble du bassin méditerranéen. Les opérateurs du Mercosur ont résolument privilégié le grand export, notamment vers la Chine, au détriment de la demande locale. Au point de provoquer une inflation importante sur les marchés locaux, et l’embargo du Gouvernement argentin sur les exportations de bœuf hors contingents en mai-juin 2021.
La permanence, c’est l’incurie des gouvernements de grands pays émergents, et d’abord du Brésil et de l’Inde. Avec des effets opposés sur le marché des viandes bovines : effondrement de la production et des exports depuis l’Inde ; envolée de ceux du Brésil.
Parmi les ruptures, citons la reprise de la capitalisation en Australie, après 3 ans de sécheresse, et donc une forte baisse de l’offre. Mais aussi la reprise puissante des importations des États-Unis et au Canada, tandis que les
importations de l’UE continuaient de reculer.
Les prochains mois restent particulièrement incertains face à la propagation du variant Delta (d’origine indienne) et à la vaccination qui reste lente, surtout dans les pays pauvres, faute de disponibilité, faisant craindre l’émergence de nouveaux variants encore plus contagieux. Le plus grave serait la permanence de la non-diffusion des vaccins au niveau mondial, et la poursuite de politiques délirantes comme celles des gouvernements Bolsonaro ou Modi. L’analyse du marché de la viande bovine reste décidément un point de vue privilégié de la géopolitique...
SOMMAIRE
01 Données repères
Évolution de la production et des échanges, comparaison des prix mondiaux et des coûts de production
06 Europe
Importations en baisse
UE-27 ; Russie
10 Méditerranée
Pouvoir d'achat et imports en berne
Algérie ; Égypte ; Turquie ; Liban et Lybie ; Israël
16 Amérique du Sud
L'export plutôt que la consommation intérieure
Paraguay ; Brésil ; Uruguay ; Argentine
20 Amérique du Nord
Ralentissement des exportations
États-Unis ; Canada ; Mexique
24 Asie du Sud et de l'Est
L'Asie reste le focus du commerce mondial
Vietnam ; Chine ; Japon ; Corée du Sud ; Inde ; Indonésie
30 Océanie
Coup de frein vers la Chine
Nouvelle-Zélande ; Australie |
in Dossier économie de l'élevage (Le) > 521 [01/06/2021]
[article] Permanence et ruptures sur les marchés mondiaux de la viande bovine en 2021 [Article] . - 2021. Langues : Français ( fre) in Dossier économie de l'élevage (Le) > 521 [01/06/2021]
| Note de contenu : |
Pour la 2ème saison de la pandémie, les principaux déterminants des marchés mondiaux de la viande bovine restent assez similaires à ceux de 2020, malgré les vagues désormais asynchrones d’un continent à l’autre et les différents stop & go des confinements successifs. Le moteur principal de la demande reste l’Empire du Milieu, et les fournisseurs des marchés mondiaux d’abord issus du Mercosur.
La permanence, c’est d’abord celle de la pandémie, dont le Monde ne se dépêtre qu’avec de grandes difficultés. Les stratégies vaccinales généralisées paraissent à l’heure actuelle la meilleure option, alors que les pays qui avaient opté pour l’éradication du COVID, notamment en Océanie et en Asie, en sont revenus à des confinements plus ou moins stricts en cet hiver austral.
La permanence, c’est aussi la disparité des impacts économiques : la plupart des économies riches de l’Hémisphère Nord et la Chine semblent rebondir alors que d’autres s’enfoncent dans la crise. Le contraste est saisissant entre les demandes dynamiques au Nord de l’Europe et de l’Amérique, et la chute de celles du Brésil, d’Argentine, d’Afrique du Sud et de l’ensemble du bassin méditerranéen. Les opérateurs du Mercosur ont résolument privilégié le grand export, notamment vers la Chine, au détriment de la demande locale. Au point de provoquer une inflation importante sur les marchés locaux, et l’embargo du Gouvernement argentin sur les exportations de bœuf hors contingents en mai-juin 2021.
La permanence, c’est l’incurie des gouvernements de grands pays émergents, et d’abord du Brésil et de l’Inde. Avec des effets opposés sur le marché des viandes bovines : effondrement de la production et des exports depuis l’Inde ; envolée de ceux du Brésil.
Parmi les ruptures, citons la reprise de la capitalisation en Australie, après 3 ans de sécheresse, et donc une forte baisse de l’offre. Mais aussi la reprise puissante des importations des États-Unis et au Canada, tandis que les
importations de l’UE continuaient de reculer.
Les prochains mois restent particulièrement incertains face à la propagation du variant Delta (d’origine indienne) et à la vaccination qui reste lente, surtout dans les pays pauvres, faute de disponibilité, faisant craindre l’émergence de nouveaux variants encore plus contagieux. Le plus grave serait la permanence de la non-diffusion des vaccins au niveau mondial, et la poursuite de politiques délirantes comme celles des gouvernements Bolsonaro ou Modi. L’analyse du marché de la viande bovine reste décidément un point de vue privilégié de la géopolitique...
SOMMAIRE
01 Données repères
Évolution de la production et des échanges, comparaison des prix mondiaux et des coûts de production
06 Europe
Importations en baisse
UE-27 ; Russie
10 Méditerranée
Pouvoir d'achat et imports en berne
Algérie ; Égypte ; Turquie ; Liban et Lybie ; Israël
16 Amérique du Sud
L'export plutôt que la consommation intérieure
Paraguay ; Brésil ; Uruguay ; Argentine
20 Amérique du Nord
Ralentissement des exportations
États-Unis ; Canada ; Mexique
24 Asie du Sud et de l'Est
L'Asie reste le focus du commerce mondial
Vietnam ; Chine ; Japon ; Corée du Sud ; Inde ; Indonésie
30 Océanie
Coup de frein vers la Chine
Nouvelle-Zélande ; Australie |
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