| Titre : |
Autonomie azotée en agriculture biologique et gestion des effluents et déchets organiques : Vers une approche circulaire |
| Type de document : |
Memoire (MFE) |
| Auteurs : |
Lisa Cristofaro, Auteur ; Fabrice Beline, Directeur de thèse |
| Année de publication : |
2024 |
| Importance : |
50 p. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
[Motbis 2025] agriculture biologique [Motbis 2025] azote [Motbis 2025] déchet organique [Motbis 2025] économie circulaire
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| Note de contenu : |
Le développement de l’agriculture biologique (AB) est soutenu par les pouvoirs publics qui ont pour ambition d’augmenter la SAU dédiée à l’AB de 10 % à 30 % en Europe d’ici à 2030. Cependant, la disponibilité limitée de l’azote (N) constitue un frein biophysique majeur à son développement. En effet, elle est dépendante des processus naturels et des ressources organiques locales. Optimiser l’utilisation de ces ressources et évaluer le potentiel de ressources organiques alternatives est donc primordial pour favoriser son développement à travers l’amélioration de son autonomie. Pour répondre à cet objectif, nous avons modélisé les flux d’N de 3 exploitations AB et nous avons modélisé l’impact de 13 leviers, en considérant 3 territoires différents. Nous avons également réalisé 3 scénarios mobilisant plusieurs leviers. Ces modélisations ont permis de quantifier les gains d’autonomie obtenus et de les relier à d’autres indicateurs de fonctionnement des exploitations tels que la circularité, l’efficience et la productivité. L’intégration des leviers a conduit à une augmentation de l’autonomie N pour les 3 exploitations allant de +0.1 à +43.5 points de pourcentage. Les combinaisons de leviers ont conduit à des gains de +13.6 à +30.1 points. L’analyse des liens entre les différents indicateurs montre que l’augmentation de la circularité tend à augmenter l’autonomie N dans la plupart des cas. Cependant, l’optimisation des pratiques permet également de gagner en autonomie sans modifier la circularité. Enfin, ces leviers d’optimisation ainsi que ceux liés à la mobilisation des ressources du territoire augmentent l’autonomie sans forcément réduire l’efficience. Cependant, les changements structurels des exploitations tels que l'introduction de l'élevage, la réduction de la compétition feed-food ou encore l’intégration de la méthanisation conduisent à des gains d’autonomie mais réduisent l’efficience. Ce travail quantifie les différents chemins pour augmenter l’autonomie des exploitations AB, à travers la mobilisation des ressources du territoire, la réduction de pertes et les changements structurels, qui devront être combinés pour atteindre l’autonomie N de l’AB. |
| Organisme demandeur : |
INRAE Centre Bretagne Normandie |
Autonomie azotée en agriculture biologique et gestion des effluents et déchets organiques : Vers une approche circulaire [Memoire (MFE)] / Lisa Cristofaro, Auteur ; Fabrice Beline, Directeur de thèse . - 2024 . - 50 p. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
[Motbis 2025] agriculture biologique [Motbis 2025] azote [Motbis 2025] déchet organique [Motbis 2025] économie circulaire
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| Note de contenu : |
Le développement de l’agriculture biologique (AB) est soutenu par les pouvoirs publics qui ont pour ambition d’augmenter la SAU dédiée à l’AB de 10 % à 30 % en Europe d’ici à 2030. Cependant, la disponibilité limitée de l’azote (N) constitue un frein biophysique majeur à son développement. En effet, elle est dépendante des processus naturels et des ressources organiques locales. Optimiser l’utilisation de ces ressources et évaluer le potentiel de ressources organiques alternatives est donc primordial pour favoriser son développement à travers l’amélioration de son autonomie. Pour répondre à cet objectif, nous avons modélisé les flux d’N de 3 exploitations AB et nous avons modélisé l’impact de 13 leviers, en considérant 3 territoires différents. Nous avons également réalisé 3 scénarios mobilisant plusieurs leviers. Ces modélisations ont permis de quantifier les gains d’autonomie obtenus et de les relier à d’autres indicateurs de fonctionnement des exploitations tels que la circularité, l’efficience et la productivité. L’intégration des leviers a conduit à une augmentation de l’autonomie N pour les 3 exploitations allant de +0.1 à +43.5 points de pourcentage. Les combinaisons de leviers ont conduit à des gains de +13.6 à +30.1 points. L’analyse des liens entre les différents indicateurs montre que l’augmentation de la circularité tend à augmenter l’autonomie N dans la plupart des cas. Cependant, l’optimisation des pratiques permet également de gagner en autonomie sans modifier la circularité. Enfin, ces leviers d’optimisation ainsi que ceux liés à la mobilisation des ressources du territoire augmentent l’autonomie sans forcément réduire l’efficience. Cependant, les changements structurels des exploitations tels que l'introduction de l'élevage, la réduction de la compétition feed-food ou encore l’intégration de la méthanisation conduisent à des gains d’autonomie mais réduisent l’efficience. Ce travail quantifie les différents chemins pour augmenter l’autonomie des exploitations AB, à travers la mobilisation des ressources du territoire, la réduction de pertes et les changements structurels, qui devront être combinés pour atteindre l’autonomie N de l’AB. |
| Organisme demandeur : |
INRAE Centre Bretagne Normandie |
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