[article]
| Titre : |
« Être », « se croire » ou « se sentir » allergique. Les enjeux du recours aux tests anti-aliments dans la mise en place individuelle de l'éviction du lait de vache et des aliments contenant du gluten |
| Type de document : |
Article |
| Auteurs : |
Emmanuelle Lefranc, Auteur |
| Année de publication : |
2020 |
| Article en page(s) : |
89-98 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
[Motbis 2025] allergie
|
| Note de contenu : |
Les pratiques d’évictions alimentaires sont fréquentes et seraient souvent justifiées par l’allergie. Mais, pour être considéré comme allergique, il faut être diagnostiqué comme tel. Or, la prévalence des allergies alimentaires est faible et il est possible de penser que des personnes se croient allergiques sans l’être. Notre étude montre que la référence à l’allergie est une stratégie utilisée pour faciliter l’acceptation de l’éviction mais aussi que les enquêtés se déclarant « être allergiques » le font car ils « se sentent allergiques ». Ils opèrent bien une distinction entre des allergies « vraies » et leur propre allergie, définie par une attention à leur ressenti corporel, parfois attestée par des tests dits « anti-aliments ». L’allergologie est, du point de vue de ces personnes, en proie à des controverses dont ils veulent être acteurs. Cet article se propose de montrer que dans un contexte de défiance envers la médecine, les enjeux de la prise en compte de « l’expertise profane », engagent peut-être moins la scientificité de la démarche médicale que la préservation de la confiance entre la médecine et son public.
Introduction
Matériel et méthodes
Exposé
- Un faible recours au motif de l’allergie pour justifier d’une éviction
- Un faible recours aux test anti-aliments chez les personnes pratiquant des évictions
- La revendication d’une allergie et le recours aux tests anti-aliments : des « outils » sociaux
- Le recours aux tests anti-aliments comme marqueur d’une ambivalence à l’égard des sciences médicales, entre critique et adhésion
- Le recours aux tests anti-aliments pour justifier de sa démarche et être pris au sérieux par les médecins
- Être un patient responsable de sa santé : les test anti-aliments pour aller plus loin que la médecine courante
- Le recours aux tests anti-aliments comme lieu de la renégociation de la légitimité de la construction des connaissances
Conclusion : au-delà de l’enjeu de scientificité : l’enjeu du lien de confiance ? |
in Cahiers de Nutrition et de Diététique * > Vol.55, n°2 [01/04/2020] . - 89-98
[article] « Être », « se croire » ou « se sentir » allergique. Les enjeux du recours aux tests anti-aliments dans la mise en place individuelle de l'éviction du lait de vache et des aliments contenant du gluten [Article] / Emmanuelle Lefranc, Auteur . - 2020 . - 89-98. Langues : Français ( fre) in Cahiers de Nutrition et de Diététique * > Vol.55, n°2 [01/04/2020] . - 89-98
| Catégories : |
[Motbis 2025] allergie
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| Note de contenu : |
Les pratiques d’évictions alimentaires sont fréquentes et seraient souvent justifiées par l’allergie. Mais, pour être considéré comme allergique, il faut être diagnostiqué comme tel. Or, la prévalence des allergies alimentaires est faible et il est possible de penser que des personnes se croient allergiques sans l’être. Notre étude montre que la référence à l’allergie est une stratégie utilisée pour faciliter l’acceptation de l’éviction mais aussi que les enquêtés se déclarant « être allergiques » le font car ils « se sentent allergiques ». Ils opèrent bien une distinction entre des allergies « vraies » et leur propre allergie, définie par une attention à leur ressenti corporel, parfois attestée par des tests dits « anti-aliments ». L’allergologie est, du point de vue de ces personnes, en proie à des controverses dont ils veulent être acteurs. Cet article se propose de montrer que dans un contexte de défiance envers la médecine, les enjeux de la prise en compte de « l’expertise profane », engagent peut-être moins la scientificité de la démarche médicale que la préservation de la confiance entre la médecine et son public.
Introduction
Matériel et méthodes
Exposé
- Un faible recours au motif de l’allergie pour justifier d’une éviction
- Un faible recours aux test anti-aliments chez les personnes pratiquant des évictions
- La revendication d’une allergie et le recours aux tests anti-aliments : des « outils » sociaux
- Le recours aux tests anti-aliments comme marqueur d’une ambivalence à l’égard des sciences médicales, entre critique et adhésion
- Le recours aux tests anti-aliments pour justifier de sa démarche et être pris au sérieux par les médecins
- Être un patient responsable de sa santé : les test anti-aliments pour aller plus loin que la médecine courante
- Le recours aux tests anti-aliments comme lieu de la renégociation de la légitimité de la construction des connaissances
Conclusion : au-delà de l’enjeu de scientificité : l’enjeu du lien de confiance ? |
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